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Après les vacances, tu seras pensionnaire

Le village de Törwang, où habitait Christine, est situé à sept cents mètres d'altitude, au-dessus de la vallée de l’Inn. Pour aller au lycée à Rosenheim, il fallait prendre un autobus. Bien sûr, quelquefois Christine ratait son autobus. En ville, quand on manque un autobus, on prend le suivant. A la campagne c'est différent. Un seul autobus dessert Törwang le matin à sept heures. Le second ne part qu’à une heure de l'après-midi.
Ce jour-là Christine sort de la maison à sept heures moins dix. Elle a encore du temps. Mais elle rencontre Nanette, son ancienne camarade de classe. Christine et Nanette commencent à bavarder. Nanette demande à Christine si elle est contente d'aller au lycée. Christine répond qu’elle est prête à changer de place avec Nanette qui va à l'école du village. Nanette dit qu'elle ne croît pas Christine.
Christine assure qu'elle ne veut pas aller au lycée, parce qu’il faut apprendre beaucoup de choses.
Nanette a envie de prolonger la conversation mais Christine dit qu'elle doit vraiment filer. Et elle court aussi vite qu’elle peut vers l’arrêt de l’autobus. Il stationne encore devant la mairie.
«Attendez! crie-t-elle... Ne partez pas! J'arrive!»
Mais elle est beaucoup trop loin de l'autobus et le chauffeur ne l'entend pas. Et Christine rentre à la maison. La mère de Christine est très fâchée.
«Mon absence d'aujourd'hui n'y changera strictement rien, explique Christine avec calme. Les compositions sont terminées, depuis longtemps... Et puis, comme les vacances sont proches, nous n'apprenons plus rien...»
Soudain son visage s’éclaire.
«Maman, j'ai une idée, s’écrie-t-elle. Papa pourrait m'établir un certificat de maladie, dire que j'ai la varicelle ou que je me suis cassé une jambe. Ainsi je n'aurais plus besoin d'aller à l'école jusqu’aux vacances...»
Le docteur Korner a entendu la conversation de la cuisine. Il entre dans la pièce et il dit: «C'est vraiment le comble de l'impertinence.»
Christine rentre la tête dans les épaules.
«Ce n’était qu’une suggestion...», dit-elle.
«Pour aujourd'hui, je t'emmène à l'école, mais après les vacances, tu seras pensionnaire.»
Christine devient pâle.
«Ce n’est pas vrai.»
«Tout ce qu’il y a de plus vrai», a dit le docteur Korner.

D'après Marie-Louise Fischer.

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